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Le Petit Vair
Vittel était partagée en deux sections par le Petit Vair. Sur la rive gauche était le Grand-Ban, appartenant au Chapitre de Remiremont, sur la rive droite, le Petit-Ban, au duc de Lorraine. Ainsi, bien que compact, le village avait deux justices et deux paroisses. Le Grand-Ban avait pour patron saint Remi, fêté le 1er octobre, et le Petit-Ban, saint Privat, honoré le 21 août. Pour couper court aux querelles, l'évêque de Toul accorda, en 1734, deux fêtes patronales à Vittel. La Révolution mit fin à cette division en faisant de Vittel un chef-lieu de canton.
(En ancien français, le ban est d'abord la proclamation d'un édit, d'un statut … Suivant sa nature civile, militaire ou religieuse, il a fini, sujet à métonymie, par désigner le territoire sur lequel il s'applique)
Louis Bouloumié
Vittel est un petit bourg sans éclat de 1 300 habitants, jusqu'a l'arrivée, en 1854, de Louis Bouloumié .
Né à Rodez le 5 février 1812, rien ne le prédestine à devenir entrepreneur. Substitut du procureur du roi Louis-Philippe au Tribunal de Villefranche d'Aveyron, procureur du roi à Béziers, il
démissionne car ses idées républicaines sont incompatibles avec ses fonctions. Devenu avocat, il est élu conseiller municipal de Rodez en 1846, participe à la Révolution de 1848 et crée le
journal l'Aveyron Républicain, ce qui lui vaudra de nombreux déboires. Partisan du général Cavaignac, candidat malheureux contre Louis Napoléon Bonaparte aux élections présidentielles de 1848, il
figure sur les "listes noires" du coup d'Etat de Napoléon III le 2 décembre 1851. Plusieurs fois incarcéré, il est condamné puis expulsé du territoire français. C'est à ce moment-là que, exilé à
Barcelone, il s'intéresse à la nature et la biologie.
Gravement malade des reins, du foie et de l'estomac, il est autorisé à revenir sur le territoire français.
Placé sous le régime de "haute surveillance de police", il fait plusieurs cures à Contrexéville en 1852,1853 et 1854.
Ces haltes lui seront bénéfiques puisqu'il décide d'acheter au cultivateur Charles Rifflard un pré de 81 ares et sa source réputée diurétique :la fontaine de Gérémoy située à Vittel,station
voisine dans les Vosges, cité thermale dès l'époque gallo-romaine.
Propriétaire de la source le 13 décembre 1854, il demande une autorisation d'exploitation accordée par le gouvernement en 1855. Il fait construire, en 1856, un petit pavillon pour la première installation de la mise en bonbonnes ou bouteilles carrées en grès et sa propriété devient vite l'amorce d'un établissement thermal. Les premiers curistes sont au nombre de 241 en 1860.
Après des débuts
difficiles, la notoriété lui vient au cours des années 1860 grâce au succès du thermalisme et à l'essor de Vittel qui accueille une clientèle aisée, aussi bien française qu'étrangère. Le
thermalisme connaît à cette époque un essor décisif et les villes d'eaux se construisent comme des villes de plaisir. A Vittel, c'est de l'étroite collaboration entre la famille Bouloumié et les
plus grands architectes de l'époque (Charles Garnier, Auguste Bluysen et Fernand César) que la ville se construit. Décédé le 18 octobre 1869, son fils, Amboise (1843-1903), avocat comme son père,
maire de Vittel de 1875 à 1900 et conseiller général des Vosges de 1889 à 1903, lui succède.
Avec le soutien de son frère cadet, Pierre (1844-1929), médecin militaire, il dote Vittel d'installations modernes dont un premier embouteillage en 1875 et les thermes construites en 1884 par
Charles Garnier.
Le Grand Hotel
Une des villas du parc
Vittel Spa
Source Hepar
Vittel Thermes
Hippodrome et golf
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